Les trois marques de la consolation du Seigneur

Dans ce passage de l'Évangile, nous voyons que le Seigneur console toujours en étant proche, en vérité et dans l’espérance. Ce sont les trois marques de la consolation du Seigneur. Demandons la grâce d'apprendre à nous laisser consoler par le Seigneur. La consolation du Seigneur est vraie, elle n'est pas trompeuse. Ce n'est pas une anesthésie, non. Elle est proche, elle est vraie et elle nous ouvre les portes de l'espérance.
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Partage : Quels sont les mots qui attirent mon attention et pourquoi ? Qu’est-ce que ce passage dit? Qu’est-ce que ces paroles ont à voir avec ma vie ? Qu’est-ce que je réponds à cette Parole ?

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. (Jean 14, 1-6)

Les trois marques de la consolation du Seigneur [1]

Cette conversation de Jésus avec les disciples se déroule encore à table, pendant la Cène. Jésus est triste et tout le monde est triste : Jésus vient de dire qu’il serait trahi par l’un d’entre eux et tous perçoivent qu’une épreuve est proche. Jésus commence par consoler les siens : parce que l’un des rôles, des “travaux” du Seigneur consiste à consoler. Le Seigneur console ses disciples et nous voyons ici comment Jésus console. Car il y a de nombreuses façons de consoler, des plus authentiques et des plus proches aux plus formelles, comme ces télégrammes de condoléances : “Profondément affligé…”. Cela ne console personne, cela sonne faux, c’est une consolation purement formelle. Comment le Seigneur console-t-il ? Il est important de le savoir, pour que nous aussi, lorsque dans notre vie nous passerons par des moments de tristesse, nous apprenions à percevoir ce qu’est la véritable consolation du Seigneur.

Et dans ce passage de l’Évangile, nous voyons que le Seigneur console toujours en étant proche, en vérité et dans l’espérance. Ce sont les trois marques de la consolation du Seigneur. De près, jamais de loin : les disciples sont là. Une belle expression : “Je suis là“. “Je suis ici avec vous.” Et souvent en silence. Mais nous savons qu’Il est là. Il est toujours là. Cette proximité qui est le style de Dieu, comme dans l’Incarnation : être proche de nous. Le Seigneur console en étant proche. Et il n’utilise pas des mots vides de sens : il préfère le silence. La force de la proximité, de la présence. Il parle peu, mais il est proche.

Une deuxième marque de la proximité de Jésus, de la manière dont il consolait, est la vérité : Jésus est vrai. Il ne dit pas de choses formelles qui ressemblent à des mensonges : “Non, ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer, il ne se passera rien, ça passera, les choses passeront…”. Non, il dit la vérité. Il ne cache pas la vérité. Dans ce passage, il le dit lui-même : Je suis la vérité. Et la vérité est : “Je m’en vais”, c’est-à-dire : “Je vais mourir”. Nous sommes confrontés à la mort. C’est la vérité. Et il le dit simplement et le dit aussi avec douceur, sans blesser : nous sommes devant la mort. Il ne cache pas la vérité.

Et voici le troisième volet : Jésus console dans l’espérance. Oui, c’est un mauvais moment. Mais que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Je vais vous dire une chose, dit Jésus : Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place. Il va ouvrir les portes en premier, les portes de ce lieu par lequel nous allons tous passer, du moins je l’espère : Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Le Seigneur revient chaque fois que l’un d’entre nous est sur le point de quitter ce monde. Je vous emmènerai : l’espérance. Il viendra nous prendre par la main et nous emmènera. Il ne dit pas : “Non, vous ne souffrirez pas : ce n’est rien…”. Non. Il dit la vérité : “Je suis proche de vous et c’est la vérité : c’est un mauvais moment, dangereux, c’est la mort. Mais ne laissez pas votre cœur se troubler, restez dans cette paix, cette paix qui est la base de toute consolation, car je viendrai, je vous prendrai par la main je vous emmènerai avec moi”.

Ce n’est pas facile de se laisser consoler par le Seigneur. Souvent, dans les mauvais moments, nous sommes en colère contre le Seigneur et nous ne le laissons pas s’approcher pour nous parler avec cette douceur, avec cette proximité, avec cette gentillesse, avec cette vérité et avec cette espérance.

Demandons la grâce d’apprendre à nous laisser consoler par le Seigneur. La consolation du Seigneur est vraie, elle n’est pas trompeuse. Ce n’est pas une anesthésie, non. Elle est proche, elle est vraie et elle nous ouvre les portes de l’espérance.

[1] Homélie du pape François à la chapelle Sainte Marthe – 8 mai 2020.

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